Spiritualités autochtones et formation théologique »
Les conférenciers
Carmen Lansdowne
Ministre ordonné de l’Église unie du Canada, la Révérende Carmen Lansdowne est membre de la nation Heitsuk sur la côte centrale de la Colombie-Britannique. Inscrite au programme de doctorat en études interdisciplinaires de la Graduate Theological Union (GTU), elle étudie les épistémologies autochtones et les théologies chrétiennes de la mission. Ses recherches portent sur les histoires autochtones de décolonisation, les pédagogies alternatives et l’appel au témoignage prophétique des églises en vue de réagir aux injustices auxquelles doivent faire face continuellement les peuples autochtones des Amériques. Aujourd’hui professeure associée à la Starr King School for the Ministry, elle a reçu la Newhall Teaching Fellowship (bourse de perfectionnement avec charge d’enseignement) et enseigne aussi, à ce titre, à la Faculté de théologie jésuite de l’Université de Santa Clara. Carmen siège au comité central et au niveau exécutif du Conseil œcuménique des Églises (en Suisse) et à l’exécutif du conseil général de l’Église unie du Canada. Elle réside actuellement à Oakland, en Californie, avec son époux Mauricio et leur jeune fils.
Richard Twiss
Richard Twiss est un membre du peuple Sicangu Lakota Oyate de la Rosebud Sioux Reservation (Réserve Sioux Rosebud) dans le Dakota du Sud. Il est l’époux de Katherine depuis 1976; ils ont élevé quatre fils et vivent près de Portland, en Oregon. Cofondateur et président de Wiconi International, Richard a une longue expérience de passeur, d’écrivain, d’éducateur et de militant, qui sous-tend ses interventions publiques et ses écrits. Docteur en études interculturelles, Richard a fait paraître de nombreux ouvrages et siège au conseil du North American Institute of Indigenous Theological Studies et de la Bakke Graduate University. Vulgarisateur et communicateur apprécié, sa passion est de promouvoir la compréhension et le respect mutuel entre les communautés, notamment avec les Premières Nations des États-Unis et les autres peuples autochtones, et ce dans l’Esprit de Jésus.
Denise Nadeau
Denise Nadeau, originaire du Québec, est d’ascendance française, écossaise, irlandaise et anglaise. Ses ancêtres paternels ont colonisé le territoire des Micmacs du Gespeg, où ils se sont mariés. Après avoir travaillé pendant vingt ans comme éducatrice populaire, elle a commencé, à la fin des années quatre-vingt-dix, à incorporer à son enseignement les thérapies liées aux arts de la scène et les modes de savoir autochtones. Elle a collaboré au développement de nombreux programmes d’études, conférences et ateliers communautaires portant sur la justice raciale, la sensibilisation aux cultures autochtones et le travail de vérité et réconciliation entre autochtones et immigrants. Professeure auxiliaire au département d’études religieuses de l’Université Concordia et associée de recherche à l’Institut Simone-de-Beauvoir de l’Université Concordia, elle est aussi chercheuse invitée au RAGA. De 2006 à 2010, elle a dirigé l’Interfaith Summer Institute for Justice, Peace and Social Movements à l’Université Simon-Fraser.
Eva Solomon
Sœur Eva Solomon, CSJ, B.A., B.Éd., D. Min. en pastorale transculturelle, est une Anishinaabe (de la Première Nation de Henvey Inlet, en Ontario). Religieuse catholique, membre depuis 50 ans de la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Sault-Sainte-Marie, elle dirige le Building Bridges Project pour le Comité permanent sur les Affaires autochtones de l’Assemblée des évêques catholiques de l’Ouest canadien. Eva est profondément engagée dans le développement d’une Église catholique authentiquement autochtone. Elle a travaillé pendant plusieurs années au milieu de son peuple mais aussi dans plusieurs autres nations autochtones au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Elle veut avant tout aider les gens à prendre conscience de leur dignité, de leur beauté, de leur bonté pour en arriver à découvrir et à exercer le pouvoir sacré que le Créateur nous a donné.
Dans sa tradition, Sœur Eva est porteuse du calumet sacré et animatrice d’une étuve, et elle préside plusieurs autres cérémonies. Son travail met l’accent sur l’inculturation de la foi : le rapprochement de la foi catholique et des traditions autochtones. Sa conception d’une Église autochtone inclut le rêve d’une communauté religieuse pour les membres des Premières Nations. Elle cherche à sensibiliser l’opinion, à faire mieux comprendre l’inculturation de la foi, et elle aide les peuples autochtones à reconnaître et à s’approprier de manière responsable la vie de foi de leurs collectivités.
S. Eva a travaillé avec différentes confessions chrétiennes d’un bout à l’autre du pays, pour accompagner leur réflexion sur l’inculturation de la foi. Elle a enseigné à tous les niveaux. Sœur Eva a reçu la Médaille d’or pour la culture chrétienne (Christian Culture Award Gold Medal) de l’Assumption University de Windsor, ON, pour le travail qu’elle a accompli afin de rapprocher les traditions spirituelles du peuple Anishinaabe et le christianisme.
Marion Jenkins et Paul Sodtke
Marion Jenkins et le Rév. Paul Sodtke sont les deux coordonnateurs du Henry Budd College for Ministry à Le Pas, au Manitoba; ce collège est la faculté de théologie du diocèse anglican de Brandon et prépare des autochtones de la région à l’exercice des ministères laïcs et ordonnés. Paul est également tuteur au Programme des ministères autochtones de la Vancouver School of Theology.
Marion et Paul sont tous deux nés dans le sud de l’Ontario mais ils ont vécu, étudié et travaillé en Saskatchewan et en Alberta comme en Ontario et, plus récemment, au Manitoba. Paul est pasteur de l’Église luthérienne évangélique au Canada. Sa passion, c’est l’enseignement, et son sujet fétiche, la Bible. Marion, professionnelle laïque brevetée anglicane, se définit comme une « bureaucrate de l’église ». Son ministère actuel consiste à gérer le fonctionnement du Henry Budd College. Elle a travaillé pour les diocèses de Toronto et de Huron dans les domaines de l’éducation des adultes, de la gestion des bénévoles, de l’administration et du développement des congrégations.
Paul et Marion sont mariés; ils ont deux filles adultes et une petite-fille.
Margaret Mullin
La Révérende Margaret Mullin, B.Sc.N, M.Div., est ministre ordonné de l’Église presbytérienne au Canada. D’origine Ojibway et irlando-écossaise, elle suit les traditions spirituelles chrétiennes et autochtones. La richesse des cérémonies et des enseignements spirituels de ses ancêtres, de l’Europe chrétienne et des Premières Nations a marqué sa théologie et façonné son mode de vie.
Le dernier chef héréditaire des Premières Nations de Sand Point, dans le nord de l’Ontario, était le grand-oncle maternel de Margaret; il lui a conféré le nom spirituel autochtone d’« Aigle fulminante» (Thundering Eagle Woman).
En 2008, après huit années de formation auprès des anciennes de sa nation, Margaret a reçu d’Audrey Bone et de Stella Blackbird son propre bâton à exploits (eagle staff), signe traditionnel de leadership spirituel chez les autochtones.
Margaret est actuellement directrice générale des Missions dans le centre-ville de Winnipeg de l’Église presbytérienne au Canada. [WICM]. En 2007, le YMCA et le YWCA lui ont décerné un prix pour son travail de pionnière au centre-ville de Winnipeg. Celle qui travaille depuis onze ans à la mission du centre-ville est devenue une passionnée; sa passion : la condition des pauvres et celle des membres des Premières Nations du Canada.
Stephen Andrews
Le Très Révérend Dr Stephen Andrews est l’évêque du diocèse d’Algoma depuis 2009. Il a été président et vice-recteur du Collège universitaire Thorneloe de 2001à 2009, en même temps que directeur de la faculté de Théologie et professeur au département intercollégial d’Études religieuses de l’Université Laurentienne. Avant d’arriver en Ontario, il avait été recteur de la cathédrale St. Alban’s et doyen du diocèse de la Saskatchewan, à Prince Albert, et directeur du James Settee College for Ministry (1994-2001). Ordonné en 1986, il est diplômé du Regent College, du Wycliffe College et de l’Université de Cambridge. Il a exercé le ministère paroissial à Vancouver et à Halifax.
Depuis 1997, le Très Rév. Andrews travaille au Synode général de l’Église anglicane du Canada, où il a été prolocuteur de 2007 à 2009. Membre du conseil du Synode général et du Comité Foi, Culte et Ministère, il a fait partie de la Commission de théologie du Primat. Il est membre du conseil consultatif anglican.
Le Dr Andrews est l’époux de Fawna et ils ont deux enfants.
Morning Star Woman – Audrey Bone
Femme Ojibway de la Première Nation de Keeseekoowenin. Enseignements culturels et traditionnels, célébration des cérémonies sacrées et pratique de la médecine traditionnelle du peuple Anishinabe. Survivante des écoles résidentielles, diplômée en bien-être communautaire des Premières Nations de l’Université du Manitoba (2 années); certificat en travail social, services aux familles et aux enfants, approche autochtone, 2 années d’études en gestion à l’Université du Manitoba; certificat en services de santé communautaire du collège communautaire de Keewatin, Le Pas, MB. Certificat de 2e niveau d’instructrice en dynamique de la vie, du « Y » des femmes de Toronto. Certificats dans plusieurs autres domaines : animation de forum de justice communautaire, prévention transculturelle du suicide, GRC; gestion du stress provoqué par un incident critique, gestion de l’arthrite, relaxation et massage thérapeutique, ACC, Brandon; formation au Pavillon de ressourcement des Services correctionnels du Manitoba. J’ai reçu des prix de reconnaissance pour les programmes de guérison et d’orientation culturelle et spirituelle réalisés dans ma communauté. Prix de reconnaissance pour l’appui donné à la Patrouille des Jeunes Rangers canadiens, Constance Lake, Ont. Prix de l’Assemblée des chefs du Manitoba pour le courage et la générosité du travail accompli au service des Premières Nations.
Cheryl Bear
Cheryl Bear est une Nadleh Whut’en de la nation Carrier du nord de la Colombie-Britannique. Pasteure ordonnée de l’Église Foursquare, Cheryl est une artiste du disque. Elle s’est notamment mérité plusieurs prix du public autochtone (Aboriginal People’s Choice Music) en 2007 ainsi que divers prix décernés pour la musique autochtone américaine (Native American Music) et un prix Covenant en 2008. Elle a publié 2 CD. Cheryl a obtenu un doctorat en pastorale au King’s Seminary de Van Nuys, en Californie. Elle est titulaire d’une maîtrise en théologie de Regent College et d’un baccalauréat en pastorale du Pacific Life Bible College de Surrey, C.-B. Elle voyage avec son mari Randy Barnetson (lui aussi, pasteur ordonné), qui a une longue expérience du ministère dans plusieurs communautés autochtones, et avec leurs trois fils adolescents: Paul, Randall et Justice. Ils espèrent prendre contact avec chacune des réserves du Canada et ont également beaucoup voyagé à l’étranger.
Andrew Wesley
Le Révérend Andrew Wesley est né dans la Première Nation de Fort Albany, sur la côte ouest de la Baie James, dans le Nord-est de l’Ontario; il est membre de la nation Omushkagowuk dont il parle, lit et écrit la langue. Très jeune, il a appris le récit de la création de son peuple. Andrew a vécu 12 ans dans une école résidentielle. Il a obtenu sa maîtrise en théologie du Wycliffe College de Toronto et il est actuellement membre du Conseil pour la dignité, le pardon, la justice et la réconciliation, de Rome. Andrew enseigne la spiritualité des Premières Nations dans différents centres de théologie autochtone en Ontario et au Manitoba, ainsi que dans des églises, des organismes autochtones, etc. Il travaille comme aumônier auprès de la communauté autochtone de Toronto et exerce le ministère sacerdotal pour le diocèse anglican de Toronto.
Cecil Chabot
Cecil Chabot est adjoint de recherche au Centre international pour la gouvernance et le développement international de l’Université de la Saskatchewan et boursier du CRSH, candidat au doctorat au département d’histoire de l’Université d’Ottawa. Ses années de formation passées dans la communauté crie (Omushkego) de Moose Factory sur la Baie James ont jeté les bases de son engagement autour de différents enjeux autochtones. Il a travaillé pour la Première Nation Moose Cree, pour le Conseil de la nation crie Mocreebec, au Bureau du ministre des Affaires indiennes et du développement du Nord, à la Commission des revendications des Indiens, au Secrétariat et groupe de travail inter-organismes sur l’éthique de la recherche, pour l’organisme Gathering Nations International et pour la Conférence des évêques catholiques du Canada. Sa recherche porte sur les manifestations historiques et contemporaines du leadership, de la gouvernance et les difficultés qu’elles rencontrent ainsi que sur les cultures traditionnelles de responsabilité, notamment en contexte cri et en contexte de différend interculturel. Sa recherche de doctorat, par exemple, part des récits cris sur le Windigo pour révéler, un peu comme le ferait un négatif photographique, les fondements éthiques et spirituels de la culture crie, et l’accent qu’elle met sur la responsabilité et les relations personnelles.










